30.11.04

"Une Turquie influente représente une formidable opportunité"

Suite à l'article de Valérie Giscard-d'Estaing "Turquie : pour un retour à la raison", paru dans le Figaro (Le Figaro) du 25 novembre ainsi que dans le Financial Times, Ana Palacio, membre du Praesidium de la Convention Européenne et Directrice du Comité aux Affaires Européennes du Parlement espagnol, a publié une réponse, hélas non diffusée dans les médias francophones. Les arguments en réponse à ceux de VGE méritent cependant d'être entendus :
Traduction de la lettre en anglais parue sur le Financial Times :

"En dépit de son objectif affiché, Valéry Giscard d’Estaing échoue dans sa tentative d’un retour à la raison concernant le débat sur l’accession de la Turquie à l’Union Européenne. Il est temps que nous voyions la Turquie pour ce qu’elle est : une formidable opportunité. Du potentiel de son marché à son rôle dans le transit de l’énergie ; de sa présence dans des régions d’importance vitale pour notre avenir (le Caucase méridional, le Moyen-Orient) à la démonstration que l’humanité n’est pas irrévocablement condamnée à sombrer dans le “ choc des civilisations ”, l’adhésion de la Turquie apportera des avantages économiques et stratégiques à l’UE. Malgré l’erreur de la double majorité (M. Giscard pouvait-il avoir à l’esprit les problèmes que cela poserait pour la Turquie quand il l’inscrivit dans la nouvelle Constitution ?), une Turquie démocratique fermement ancrée en Europe est dans notre intérêt en tant qu’occidentaux. De plus, la culture et l’histoire européenne sont imprégnées de l’influence turque. Où serait la civilisation européenne sans Troie, Antioche ou Byzance ? Le projet européen est une construction légale fondée sur les principes et valeurs tissés dans une trame historique, géographique et culturelle commune. En d’autres termes, le projet européen est fondé sur quatre principes clairement définis : la religion en tant que domaine privé ; les institutions démocratiques ; une économie de marché ; le respect des droits de l’homme. Ces critères sont les critères d’entrée – et non pas ce que dit l’Atlas du National Geographic- et la Turquie est bien engagée pour les remplir tous les quatre. L’Europe n’est plus ce qu’elle était. Une Europe optimiste, libérée de sa nostalgie et sûre de ses valeurs sera prête à accueillir la Turquie en son sein lorsque celle-ci aura achevée sa transition. C'est ainsi que l'on peut parvenir à une meilleure Europe.

Ana Palacio, Membre du Praesidium de la Convention Européenne, ex-ministre des Affaires étrangères."

2 Comments:

At 1 décembre 2004 à 12:26, Blogger Helen said...

Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

 
At 26 novembre 2009 à 06:04, Anonymous Anonyme said...

Nous vous remercions de intiresnuyu iformatsiyu

 

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