15.12.04

L'argumentaire antiturc passé au crible

Alexandre Adler reprend un par un les arguments antiturc et y répond dans le Figaro.

"On ne parlera plus bientôt de la candidature turque en Europe. En bien ou en mal. Si, le 17 décembre, une date officielle est fixée pour le début des négociations avec Ankara, commencera alors un long et fastidieux processus qui n'aboutira, en toute hypothèse, à une entrée de la Turquie dans l'Europe que dans une décennie. Si, au contraire, des manoeuvres ultimes doivent aboutir à faire dérailler la négociation à la dernière minute, la Turquie tournera définitivement le dos à sa séculaire tentation européenne pour chercher fortune ailleurs. Qu'il me soit permis donc de revenir sur quelques éléments de la controverse et d'apporter un éclaircissement indispensable.

Les adversaires de la candidature turque ont apporté au débat des arguments de valeurs très inégales ; on doit à la vérité de dire que les partisans de l'adhésion turque ont eu parfois le même problème. Déjà au début des années 30 le grand dirigeant communiste italien Antonio Gramsci, qui écrivait depuis les profondeurs de sa prison, estimait que, dans les controverses politiques, il ne faut jamais s'en prendre aux idées faibles, mais aux idées fortes de l'adversaire. C'est ce que je vais entreprendre ici. J'ai retenu pour ma part quatre objections décisives ; aucune ne me semble dirimante..."
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