4.1.05

Turquerie ou tartuferie ?

Loin d'avoir été réglée le 17 décembre dernier avec la décision du Conseil Européen, la "question turque" ne fait que commencer nous explique Jean Luc Parodi dans un éditorial très lucide paru dans le Journal du Dimanche du 2 janvier.

Il faut s'attendre en effet à un dévoiement malheureux mais prévisible du référendum sur la Constitution prévu pour le printemps 2005, "les partisans du nom s'efforçant au premier semestre de 'turquiser' l'enjeu du référendum. Avant que, à l'automne, l'ouverture des négociations sur sa future entrée ne la réinscrive sur l'agenda politique". Et Parodi de prédire que 2005 sera "l'année turque", avec en toile de fond "un affrontement frontal" entre le président de la République et le leader de son propre parti sur cette question, au seuil de la campagne pour les Présidentielles de 2007.

La Turquie risque ainsi d'être prise en otage dans le tourbillon des échéances de 2005, qui ne la concerne en rien, tandis que les électeurs Français risquent de se voir dérobés l'occasion de débattre de la vraie question qui leur sera présentée au printemps, et non pas dans 15 ans.

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